beauf

Marrant: assumer d’être beauf pour faire vivre l’enfer à sa meuf.

Depuis que tu sors avec cette meuf, tu as fait de gros efforts au sujet de ta passion footballistique. Histoire que ses yeux de biches ne soient pas trop effrayés par le beauf qui sommeille en toi. Mais merde, ces derniers temps, elle te casse tellement les couilles que tu as décidé d’agir. Et il était temps. Trop de matchs de Ligue déch loupés pour des dîners à la con, trop de bières et trop de kebabs manqués avec tes poteaux pour des petits fours à des vernissages de merde. Bref, toi les canapés tu les manges pas, tu te cales dessus pour y mater du foot. Ce week-end sera donc l’heure d’la vengeance et l’occasion d’lui faire passer un message. Un week-end où la finesse risque de voyager en première classe. Tu vas lui faire clairement comprendre que ta passion t’habite jour et nuit et que t’as besoin d’être beauf à temps plein pour vivre heureux. Pour ça, rien de plus simple, direction la Cité Phocéenne pour un gros week-end placé sous le signe du football. Vends-lui les calanques et ses petits villages, le Panier et la Joliette, les goudes et ses cabanons mais en réalité, concocte-lui uniquement des activités où le ballon rond sera roi.

lendemains de défaites

Utile: ce mot d’excuses à montrer à vos collègues les lendemains de défaite.

Chers collègues,

Excusez-moi. Excusez-moi d’avoir des yeux aussi vitreux qu’un David Guetta sous MDMA et aussi rouges que ceux de votre petit cousin blanc rasta. Mais hier soir, je pense avoir bu en bière l’équivalent de la fontaine à bonbonne d’eau qui traine dans la salle de pause. Excusez-moi pour mes cheveux gras et pour toutes ces pellicules qui vont finir sur le col de ma chemise et peut-être même sur vos bureaux. Mais j’ai tellement mal au crâne et je suis tellement fatigué que juste entendre la putain d’agrafeuse de Bernard me donne envie de commettre un meurtre. Excusez-moi de ne pas pouvoir prendre la parole durant la réu. Mais hier soir, j’ai malheureusement perdu ma voix en insultant l’équipe adverse de gros enculés, de gros fils de pute et de gros bâtard. Ne le prenez pas mal si j’oublie de vous saluer, de vous serrer la main. Ne soyez pas vexé si je tire la gueule toute la journée ou si je vous jette mon taille crayon chat bite à la tronche. Ne soyez pas effrayé si je vous insulte ou si je vous fonce dessus comme une bête enragée. Enfin, excusez-moi d’arriver plus tard et de partir plus tôt aujourd’hui mais hier soir mon équipe a perdu.

Génant: ce pote qui lance des chants de supporters en soirée.

Génant: ce pote qui lance des chants de supporters en soirée.

 

Tu l’aimes bien ce gars-là. Il fait partie de tes meilleurs potes. C’est avec lui que tu vas quasi voir tous les matchs au stadio. Il est aussi passionné que toi, aussi fervent. Mais il a un petit problème, il lance des chants de supporters en soirée. Toi aussi, bien sur, ça t’arrive souvent. Mais lui, c’est différent. A partir d’un certain volume de reubié, ne pas chanter à la gloire d’son équipe, et, ce, quelque soit la soirée dans laquelle il se trouve, ne serait pas digne d’un vrai supporter.

Ce pote qui est une grosse daube à FIFA

Avec la sortie de FIFA18, les apéros à ton appart vont se multiplier et les cadavres de binouzes à ton entrée se superposer par milliers. Parmi tous tes potes, la venue dont tu te réjouis déjà d’avance, c’est celle de Kéké. Kéké c’est le genre de pote qui se souvient de toutes ses victoires jour pour jour, qui hurle à chacune d’ses frappes, qui réveille tous tes voisins lorsqu’il marque ou qui confond toujours le carré et le rond… Bref, Kéké c’est ton pote qui a toujours été une grosse daube à FIFA, et le pire, c’est qu’ça s’empire même avec l’temps. 

Ce pote que tu as toujours surnommé Gronaldo

Ce pote que tu as toujours surnommé Gronaldo.

On est en 96, t’as à peine 9 ans, tu joues en débutants et comme chaque dimanche matin depuis que t’as arrêté les patins à roulettes, tu tapes le cuir en club. Une équipe de copains, déjà bien rodée, avec pour seule tactique de balancer, à la récupération, des grands ballons devant pour trouver votre numéro 9, allongé sur la ligne du hors-jeu depuis 10 minutes à attendre qu’on lui foute enfin un ballon dans les panards. Lui, c’est Lionel, enfin plutôt Gronaldo. 

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Ce collègue devenu fan du PSG depuis l’arrivée de Zlatan.

Lundi matin, la tête dans l’cul et l’esprit à peine remis d’la lourde défaite contre le PSG, t’arrive au taf bien décidé à te branler les cloches toute la journée. Pour remuer un peu le couteau dans la plaie, tu prends tout de même l’risque de re-visionner le résumé et les buts du match d’la veille. Ne captant toujours pas, même avec 10 litres de bières en moins dans le gosier, pourquoi l’arbitre siffle péno sur cette simple poussette de ton défenseur, tu en viens à tout fermer, à tirer un trait définitif sur ce match et à t’mettre réellement au boulot. Avec une telle gueule de bois, la journée a une chance d’aller un chouia plus vite en te mettant réellement au travail. Mais ça, c’était avant de croiser ton collègue à la machine à café…

Ce footix qui t'insulte parce que ton étendard cache le match

Ce footix qui t’insulte parce que ton étendard cache le match.

A la reprise du championnat de France, t’as enfin l’plaisir d’retrouver ton cher et fabuleux stadio. Quand tu fais ton apparition dans les gradins, lunettes de soleil fixées sur le pif pour camoufler tes yeux injectés de sang suite aux 10 litrons de rôteuses ingurgitées à l’avant match, tu as l’espoir d’voir cette année ton équipe faire une belle et grande saison.. enfin, sans s’enflammer, d’voir au moins 11 gars qui mouillent le maillot d’la 1ère à la 94ème minute. A l’entrée des joueurs, les drapeaux s’agitent, les écharpes tournent au dessus des têtes et quelques fumis ajoutent encore un peu de piment. Bref, tous les ingrédients sont réunis pour faire d’cette soirée un grand moment !! Mais ça, c’était jusqu’à la 4ème minute de jeu… Jusqu’à ce que cet enculé, derrière toi, te d’mande de baisser ton deux-mâts parce qu’il gêne sa bonne vision du match.

« On a fait un mariage bourgeois »

Chaque semaine ou presque, nous accueillons à La Buvette, nos amis Les Joz pour un petit voyage pile poil à l’heure de l’apéro. Servies sur un plateau, leurs merveilleuses histoires sont de parfaits amuses-gueules pour accompagner ton ricard !

Les mariages. « C’est toujours émouvant même à la Mairie pas vrai ? » me dit une nana avec un paon sur la tête. On a 5 heures à attendre jusqu’à l’église. Ma meuf invalide l’idée que j’aille m’aplater la gueule dans ce petit estancot nommé « Le p’tit Marcel ! » mais que branler pendant 5 heures à Villefranche-sur-Saône me direz vous ? D’autant que je sens aux yeux de ma femme que le pipon en hôtel n’est pas négociable ! On arrive, le curé a une tête à se lustrer les couilles sur du scout d’Europe. Ils ont évidemment pris la version longue, celle avec « ostie ». Les mariés sortent, je fume une clope au milieu de nanas habilles en vert pomme ou roses bonbon, toutes avec des chapeaux, les mecs sont endimanchés. Y’a évidemment toujours les cousins ploucos avec le moustachu au costard trop clair et pompes à scratch avec le fils débilou qui porte un t-shirt du RC Lens pour le mariage de sa cousine. On arrive au vin d’honneur dans cette bâtisse en ruine des pierres dorées du Beaujolais. Les bourgeois à mèche s’autocomplimentent au champagne à 13 euros 80 la tanche « C’est un ami producteur de papa, il est sympa non? ». Les nanas disent « c’est trop bon ! » lorsqu’elles avalent un tempura de crevette de chez Picard. C’est placé évidemment. On est à la table « Les Demoiselles d’Avignon », s’la racontent artistes avec ça ! S’avaient-ils au moins que c’était des putes dans un bordel les « Les demoiselles d’Avignon » ? Je bouffe un médaillon de lotte sans goût en regardant deux connasses qui gloussent devant un mauvais power-point. Pour le mec on a le droit à des photos de lui bourré quand il a réussi enfin de façon poussive sa première année de droit. Ça danse du rock en mocassins sur du « partenaire particulier » pendant que mon voisin, déjà chauve à 25 ans, m’explique qu’il bosse dans le Syndic de son père et à quel point c’est passionnant ! Enfin le gâteau arrive, une pièce montée, la mariée fait semblant d’être cool, le marié est bourré mais reste digne. Ma femme prend en photo ces connards qu’on ne reverra plus jamais. Quand je pense que dans 15 ans elle lui jettera des assiettes en porcelaine à la gueule parce qu’il aura fauté avec une mauvaise clerc de notaire moitié hystérique, je me dis qu’on aurait surtout pu économiser 400 boules du traditionnel all inclusive « trajet-hôtel-versement 150 boules sur liste » ! Bref on a fait un mariage bourgeois…

Pour en découvrir encore plus, direction la page facebook Les Joz.

Fiers d’être bleus devant les bleus !

Vendredi à 21h commencera enfin c’putain d’Euro 2016. Un mois entier totalement consacré au foot, aux ailes de pigeons, aux bicyclettes, aux biscottes, aux boulets de canons, aux bouffages de feuilles, aux cafés crème, aux cassages de reins, aux caviars, aux ciseaux, aux coups du scorpion, du chapeau, du foulard, du crapaud, du sombrero, aux Madjer, aux missiles, aux panenka, aux papinades, aux petits ponts, roulettes et talonnades. Un mois entier où j’ne vais pas louper une miette d’la compétition. Un mois entier où j’ne sortirai plus d’chez moi sauf pour acheter des clopes et remplir mon frigo. Un mois entier où je me nourrirai uniquement à la bière, aux pizz’ et aux chips. Bref, ce prochain mois devant ma téloche et avec mes poteaux risque d’être mémorable !

Ronds comme des ballons pour les 40 ans des poteaux carrés

Jeudi dernier, j’ai pris le dur jusqu’à Sainté pour l’événement organisé par le coq sportif et l’ASSE afin d’célébrer les 40 piges d’la mythique épopée des Verts. Pour pas m’ruiner, c’est à 6h15 du matin, les lampions un chouïa ouverts et le cœur en joie, que j’quittais Paname pour rejoindre mes potes JOZ. Les gaziers étaient invités par le coq à passer la journaille avec Laurent Paganelli. Voici le CR d’cette grandiose sainte journée où on a découvert les nouvelles tenues des petits verts pour la saison prochaine, écouté de belles anecdotes des dégarnis de 76, bu jusqu’à plus soif et terminé à danser torse poil en boite avec Yannick Noah.