Lundi matin, la tête dans l’cul et l’esprit à peine remis d’la lourde défaite contre le PSG, t’arrive au taf bien décidé à te branler les cloches toute la journée. Pour remuer un peu le couteau dans la plaie, tu prends tout de même l’risque de re-visionner le résumé et les buts du match d’la veille. Ne captant toujours pas, même avec 10 litres de bières en moins dans le gosier, pourquoi l’arbitre siffle péno sur cette simple poussette de ton défenseur, tu en viens à tout fermer, à tirer un trait définitif sur ce match et à t’mettre réellement au boulot. Avec une telle gueule de bois, la journée a une chance d’aller un chouia plus vite en te mettant réellement au travail. Mais ça, c’était avant de croiser ton collègue à la machine à café…

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« Oh putain mon gars, on vous a plié hier soir. Neymar, ce qu’il vous a mis. Petit pont par ci, talonnade par là. C’était la samba !! Et le petit marocain en défense central, impérial… ». Lui, c’est Pierre. Il supporte le PSG depuis l’arrivée de Zlatan au club, n’a jamais mis les pieds au Parc, enfin si deux fois en ayant eu des places par un client d’sa daronne, vendeuse dans une boutique de luxe à Saint Germain. Il n’a jamais entendu parlé de Borelli, ne savait même pas que Michel Denisot l’avait présidé. C’est à peine si il a déjà entendu parlé de Pauleta, alors Raï, t’imagine bien que pour lui c’est tout juste un genre musical algérien. Il connait strictement rien au foot, il connait à peine la règle du hors-jeu, c’est dire. Il apprend sur BFM les dernières rumeurs de transfert, découvre les scores des matchs en feuilletant Direct Matin. Il lui arrive quand même de regarder les gros matchs du PSG sur son fauteuil club d’enculé entourés de tous ses connards de pote du 16ème avec qui il tape d’la coke à chaque fois que Neymar touche la balle.

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Il utilise pourtant « ON » a tout bout de champ pour signifier son nouvel attachement au club d’la capitale. Toi aussi ok, mais ça fait 20 ans que tu supportes ton équipe, celui d’la ville où tu es né, où tu as grandi. 20 ans que tu le suis, que tu le supportes, même quand il était au fin fond d’la D2 à jouer contre des Wasquehal, Châteauroux, ou encore Laval. En 20 ans, tu n’as loupé aucun match, sauf peut-être pour un plan baise qui se produit une fois par décennie. Mais bordel, c’est ta passion, ta raison d’être, ton art de vivre.

Alors ok, c’est de bonne guerre quand Sébastien, ton autre collègue, ancien Supras du Virage Auteuil, qui n’a plus mis les pieds au Parc depuis le plan Leproux, te charrie lui aussi les lendemain de défaite. Ca te fait limite sourire parce que tu sais qu’le mec il est passé par là et qu’il en a connu des galères en tant que supporter. Mais l’autre con de Pierre, né avec une cuillère zlatan dans sa bouche de pute, qu’il aille se faire lyncher par tout une bande de marseillais sur la cannebière.

 

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