J’ai connu un truc en devenant père : c’est les tournois de foot de gamins. Pour ceux qui n’ont jamais pratiqué c’est simple: vous prenez une chaude journée d’été, vous partagez un terrain de foot en 12 et vous flanquez 400 gamins remontés à bloc par l’évènement sur et autour des terrains, le tout baigné par une odeur de frites grasses et de hot-dog de 9h du mat jusqu’à 19h.

Magique: les tournois de foot de gamins

La 1ère fois que j’y suis allé, en bon papounet, j’avais la ferme intention de voir tous les matches de mon p’tit Ronaldo, voir même de filer un p’tit coup de main à l’entraineur si besoin (99% des papas se croient meilleurs que le coach). En fait dès 9h30 j’ai croisé un autre papa. On s’est regardé et le courant est passé direct. On a papoté 5 minutes et on est allé à la buvette pour boire un « p’tit café », gentiment. 2 minutes après le mec commande 2 bières, accompagnées d’un p’tit clin d’œil du genre « il m’a compris ? ». Après tout il était 9h24, il commençait à faire chaud et je voyais de petites auréoles se dessiner sous les bras de mon nouveau copain. 5 minutes plus tard je lui proposais de mettre la mienne. Après tout il était 9h29, il commençait à faire chaud et il voyait de petites auréoles se dessiner sous mes bras. L’assoiffé s’aperçoit alors qu’on pouvait directement commander les bières au pichet! Il en commande donc 2, puisqu’on était 2 je vous le rappelle… C’est en voyant les andouillettes que c’est parti en couilles. Mon copain décide qu’on se fasse un p’tit gueuleton pour pas flancher. On commande donc 4 andouillettes, 2 barquettes de frites jaunes fluo, et 2 quilles de blanc (puisqu’on était 2 je vous le rappelle… ).

Il était pas 10h20 quand les gamins ont commencé à jouer et on était déjà bien en jambes avec mon pote! Saloperie de mois de Juin, il faisait chaud à en caner bordel, pas question de se laisser crever de soif! On a continué comme ça jusqu’à midi ! Là, on s’est fait bousculé par les gamins qui venaient tous en même temps chercher à bouffer. Le cuisto n’en pouvait plus de faire des hot-dog à base de saucisses dégueulasses et de servir des barquettes de frites grasses, vous auriez vu l’bordel! Du coup on a filé 20 balles à nos gamins pour qu’ils graillent et qu’ils nous foutent la paix. C’est là qu’on a rencontré pleins d’autre papas qui comme nous étaient venus voir leurs gamins jouer et comme je suis du coin j’ai retrouvé des gars avec qui j’étais au collège, alors vous pensez bien, on en a bu une ou deux en se rappelant de bon souvenirs… Et vous savez comment c’est dans ces cas-là, pas besoin de faire un dessin: c’est une succession de tournées qui s’enchainent, à la gloire des années passées, à Jules Romains et aux années 103SP, à la folie des cours de dessin avec Mme Mure et au p’tit blanc qu’on buvait l’été au bois Barou!

Résultat des courses, quand ma femme est arrivée au stade à 17h30 j’avais pas vu un match, je savais même pas où était passé mon gosse et d’ailleurs je me rappelais même plus de son prénom à ce foutu gamin! J’avais le visage cramé par le soleil et les dents du fond qui baignent affreux, je parlais plus qu’avec des consonnes et j’avais bu toute la monnaie du pain! Je me suis pris une sacrée branlée par Maman mais ça valait le coup bordel!!! Du coup j’attends plus qu’une chose maintenant: cet hiver. Apparemment y’a aussi des tournois en salle…

Yann Brdn.

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