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Dans les Buvettes #3 – L’Enfer de Sclessin avec Antonio

Aujourd’hui, nous quittons l’hexagone et rejoignons l’ouest de la Région wallonne pour poser notre bedaine dans les buvettes ardente de Liège. Là-bas, nous retrouvons Antonio, membre fondateur des Ultras Inferno, avec qui nous remontons dans le Sclessin des années 80, dans une tribune où la culture anglaise était de ce temps roi, mais où quelques amis d’origine italienne, rêvaient d’une tribune ultras. Inspirés de leurs voyages en Italie ou à Marseille, ils fondèrent en 96 les bases d’un groupe qui se dirige vers ses 25 ans. Si Antonio c’est aujourd’hui éloigné de ce football dans lequel il ne se reconnaît plus, il prend plaisir à revenir avec nous sur ces belles années où il foulait encore le bitume des travées et faisait briller les couleurs de sa ville et de son club de cœur.

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Dans les Buvettes #2 – Contre vents et marées avec Maxime

Pour ce deuxième épisode, nous poursuivrons notre route dans les buvettes de la Côte d’Opale, à Dunkerque, dans ce pays plus connu pour son carnaval et ses terres théâtres des deux guerres, que pour ses exploits footballistiques. Alors, pour mieux comprendre le football dunkerquois, nous sommes partis à la rencontre de Maxime, supporter de l’USLD et fondateur des Ultras Dunkerquois. Quelques jours avant la confirmation de la remontée en Ligue 2, il nous partageait l’amour de sa ville et de son club, ses plus belles anecdotes de déplacements en voiture ou en J9, ou encore ses plus récentes aventures de groundhopping.

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Dans les Buvettes #1 – Fiers de Lens avec Yul

Pour ce premier épisode, Yul a plongé dans ses plus beaux souvenirs de stades. Il est supporter de Lens depuis le début des années 90 et a plus de 400 déplacements à son actif. Il a connu le début des Red Tigers, le titre de 98 et les beaux déplacements européens qui s’en sont suivis. Il nous partage aujourd’hui ses plus belles anecdotes et quelques uns de ses plus beaux souvenirs.

ce pote qui a de sérieux problème avec le kebab

Bouffe: ce pote qui a de sérieux problèmes avec le kebab

3h du matin, quelques PMU dans le boudin, vous vous dirigez, toi et tes poteaux, au dernier kebab d’la ville encore ouvert à c’t’heure. Si l’idée ne te déplait pas puisque tu t’es rien mis sous la dent d’la soirée, excepté un bon décamètre de shots, y’en a un parmi vous qui est en PLS. Lui, c’est Dudu et vous savez que si d’ici 1h il n’a pas croqué dans un kebab, il pourrait commencer à devenir violent.

Peut-on vraiment aller au stade sans être bourré ?

Peut-on vraiment aller au stade sans être bourré ?

L’autr’ jour, je matais un vieux Strasbourg-Montpellier à la téloche. Littéralement vautré sur la canap’, complètement ivre de bonne heure, j’me suis demandé si il était possible d’aller au stade sans être bourré et de supporter certaines équipes et certains matchs comme cette merde là, complètement à jeun. Sans une binche dans le pif, sans un shot dans le gozier. J’ai alors commencé à réfléchir à la dernière fois où je m’étais pointé dans un stade sans un pète de jeu, sans une seule mèche collée à mon front, sans une seule tâche de pinard sur mon tich, sans une seule teub dessinée sur les joues. Bref, totalement vierge de tout soupçon, la braguette fermée, les pompes quasi propres et les yeux d’une vivacité à faire sursauter un phoque de sa banquise. J’ai évidemment été bien incapable d’me rappeler d’un mois et encore moins d’une année. 

Ce pote qui tape sur ta bière pour la faire mousser

Pénible: ce pote qui tape sur ta bière pour la faire mousser.

Michel c’est ton pote un peu voir beaucoup beauf sur les bords. Le genre de pote qui ne peut pas s’empêcher de foutre du Patrick Sébastien en soirée, le genre de collègue qui te demande de tirer sur son doigt avant de lâcher une perlouse pépère à la machine à café, le genre de beau-frère qui te fait encore la blague de la tâche pistache en plein repas de famille ou encore le genre de camarade de classe qui te foutait la tête dans ton assiette en disant « tu trouves pas qu’elle pue la merde la bolognaise ». Mais Michel, c’est aussi ce pote qui a toujours aimé et aime encore taper sur le goulot de ta bière pour la faire mousser.

Putain, c’est quoi cette mode des écharpes de foot ?

Putain, c’est quoi cette mode des écharpes de foot ?

Avant, quand je partais d’chez moi, l’un de mes derniers gestes était d’ouvrir mon placard foot pour y attraper une écharpe. Quand je parle de placard foot, je parle bien évidemment d’la seule pièce où ma femme a bien voulu me laisser étaler ma passion: le garage. Bref, j’aimais bien changé d’écharpes selon les saisons, mes humeurs du moment, la rencontre du jour ou celle du week-end à venir. J’alternais entres les satins, les jacquards, les tissées et les brodées, entre les historiques de mon groupe et de mon club. Elles ont beau être de simples morceaux de tissus en acrylique pour certains, elles ont pour moi une grande valeur auxquelles je tiens comme à la fertilité de mes couilles. Elles constituent un petit morceau d’histoire, d’une époque, d’anecdotes qui, assemblées les unes aux autres, ont alimenté et forgé ma passion du football au fil des années.

assumer d'etre beauf

Marrant: assumer d’être beauf pour faire vivre l’enfer à sa meuf.

Depuis que tu sors avec cette meuf, tu as fait de gros efforts au sujet de ta passion footballistique. Histoire que ses yeux de biches ne soient pas trop effrayés par le beauf qui sommeille en toi. Mais merde, ces derniers temps, elle te casse tellement les couilles que tu as décidé d’agir. Et il était temps. Trop de matchs de Ligue déch loupés pour des dîners à la con, trop de bières et trop de kebabs manqués avec tes poteaux pour des petits fours à des vernissages de merde. Bref, toi les canapés tu les manges pas, tu te cales dessus pour y mater du foot. Ce week-end sera donc l’heure d’la vengeance et l’occasion d’lui faire passer un message. Un week-end où la finesse risque de voyager en première classe. Tu vas lui faire clairement comprendre que ta passion t’habite jour et nuit et que t’as besoin d’être beauf à temps plein pour vivre heureux. Pour ça, rien de plus simple, direction la Cité Phocéenne pour un gros week-end placé sous le signe du football. Vends-lui les calanques et ses petits villages, le Panier et la Joliette, les goudes et ses cabanons mais en réalité, concocte-lui uniquement des activités où le ballon rond sera roi.

lendemains de défaites

Utile: ce mot d’excuses à montrer à vos collègues les lendemains de défaite.

Chers collègues,

Excusez-moi. Excusez-moi d’avoir des yeux aussi vitreux qu’un David Guetta sous MDMA et aussi rouges que ceux de votre petit cousin blanc rasta. Mais hier soir, je pense avoir bu en bière l’équivalent de la fontaine à bonbonne d’eau qui traine dans la salle de pause. Excusez-moi pour mes cheveux gras et pour toutes ces pellicules qui vont finir sur le col de ma chemise et peut-être même sur vos bureaux. Mais j’ai tellement mal au crâne et je suis tellement fatigué que juste entendre la putain d’agrafeuse de Bernard me donne envie de commettre un meurtre. Excusez-moi de ne pas pouvoir prendre la parole durant la réu. Mais hier soir, j’ai malheureusement perdu ma voix en insultant l’équipe adverse de gros enculés, de gros fils de pute et de gros bâtard. Ne le prenez pas mal si j’oublie de vous saluer, de vous serrer la main. Ne soyez pas vexé si je tire la gueule toute la journée ou si je vous jette mon taille crayon chat bite à la tronche. Ne soyez pas effrayés si je vous insulte ou si je vous fonce dessus comme une bête enragée. Enfin, excusez-moi d’arriver plus tard et de partir plus tôt aujourd’hui mais hier soir mon équipe a perdu et je suis au plus mal.

Génant: ce pote qui lance des chants de supporters en soirée.

Génant: ce pote qui lance des chants de supporters en soirée.

Tu l’aimes bien ce gars-là. Il fait partie de tes meilleurs potes. C’est avec lui que tu vas quasi voir tous les matchs au stadio. Il est aussi passionné que toi, aussi fervent. Mais il a un petit problème, il lance des chants de supporters en soirée. Toi aussi, bien sur, ça t’arrive souvent. Mais lui, c’est différent. A partir d’un certain volume de reubié, ne pas chanter à la gloire d’son équipe, et, ce, quelque soit la soirée dans laquelle il se trouve, ne serait pas digne d’un vrai supporter.